
2000 : le Programme Printemps
La dernière année du XXe siècle voit fleurir un bouquet de mesures visant à réduire le nombre de minimexés, par la mise à l’emploi bien sûr mais aussi via des mécanismes de correction de certaines situations.

La dernière année du XXe siècle voit fleurir un bouquet de mesures visant à réduire le nombre de minimexés, par la mise à l’emploi bien sûr mais aussi via des mécanismes de correction de certaines situations.

La dernière décennie du XXe est marquée par toute une batterie de mesures visant à intensifier la mise au travail par les CPAS. Pas nécessairement ni principalement au bénéfice des minimexés.

L’idée de la contractualisation de l’aide sociale existait depuis longtemps mais a pris de la vigueur à la fin des années quatre-vingt. Elle va se concrétiser au début de la décennie suivante.

Si l’octroi du minimex a été confié « naturellement » aux CAP, rapidement, celles-ci n’ont plus été considérées comme l’instrument adéquat pour cette mission, outre les nombreuses critiques qu’elles essuyaient depuis longtemps. La création d’un nouvel organe était nécessaire.

La loi de 1974 ne permet pas seulement l’aboutissement, après un long processus, des projets de création d’un revenu minimum socio-vital, elle est le moment charnière d’une autre manière de considérer la pauvreté.

C’est une association très active qui va plaider sans relâche pour un « droit à l’aide sociale » visant à offrir un « minimum vital » à chaque personne dans le besoin et obtenir des avancées en ce sens.

Grâce aux premières lois sociales (en droit du travail surtout), la situation des ouvriers s’améliore. L’aide sociale, qui se professionnalise, va dès lors concerner principalement les exclus du salariat.

Progressivement, le pouvoir politique va devoir intervenir pour améliorer la situation des travailleurs. Les indigents eux restent largement maltraités, même si des progrès interviennent dans la prise en charge de ceux qui sont malades.